1956 — 2026

Autoportrait de Captain Cavern
Captain Cavern, photographie d'Arnaud Baumann

Captain Cavern est parti

Il avait 70 ans, et il peignait encore.

Il n'y aura pas de grande rétrospective, pas de communiqué, pas d'institution pour s'en occuper. Il y a nous, ses amis. Et il y a ses toiles, ses dessins, ses zines, dispersés depuis quarante ans dans nos appartements et nos ateliers, souvent sans titre et sans date.

Cette page est faite pour les rassembler, avant qu'on oublie qui avait quoi.

Une cagnotte a été ouverte pour aider à conserver ses œuvres et à financer ses obsèques. Participer à la cagnotte →

Ce qu'on a réuni pour l'instant

Le mur, en cours

Provisoire — incomplet — à corriger

On a commencé à rassembler ses toiles. En voici quelques-unes — la suite est sur le mur complet.

Voir toutes les œuvres →

À vous

Vous avez
quelque chose de lui

Une toile au-dessus du canapé. Un dessin plié dans un carton depuis 1991. Une photo de vernissage floue.

Envoyez-le. Même mal photographié, même sans rien savoir dessus. On préfère largement une photo prise de travers avec un téléphone qu'une œuvre dont personne ne saura jamais qu'elle existait.

Comme vous voulez apparaître sur la page.

Plusieurs à la fois. Depuis un iPhone, choisissez « Photothèque » et non « Parcourir ».

Si vous le connaissez.

« Début des années 90 » est une réponse.

Acrylique, encre, sérigraphie, aucune idée…

Approximatives, c'est très bien.

Comment vous l'avez eue, ce qu'il vous a dit ce jour-là, n'importe quoi.

Pour vous recontacter. Jamais affiché.

Facultatif.

Ça ne marche pas, ou vous avez beaucoup d'images ? Envoyez-nous simplement un e-mail à captaincavern2026@gmail.com — un zip, un WeTransfer, ce que vous voulez, on s'occupe du reste.

Qui il était

Quarante ans
de galaxies virtuelles

Né à Paris le 20 janvier 1956, il apparaît au début des années 1980 sur la scène graphique underground française, dans la lignée de Bazooka et d'Elles sont de sortie, aux côtés de Jacques Pyon, Bruno Richard, Pascal Doury, Placid & Muzo, Hervé Di Rosa. Il dessine partout, dans des dizaines de graphzines, et en fabrique lui-même — Vertèbres, Crimsex.

En 1985 il prend son nom de Captain Cavern et se met vraiment à peindre. Il ne s'arrêtera plus. Il fonde et dirige Vertige, journal en kiosque devenu culte en six numéros. Il publie Le Gouffre de la piscine aux Requins Marteaux, Psychic Murder Show chez United Dead Artists, illustre les Contes du sous-commandant Marcos. Il dessine pour Actuel, Zoulou, Nova Mag, anime pour L'Œil du cyclone sur Canal+.

Sa peinture tient dans une phrase qu'il aurait pu détester : un monde enchanté et somnambule, pop, cubiste et psychédélique, quelque part entre Oui-Oui au pays des jouets et un aller simple. Le dessin et la couleur comme moyens d'atteindre, à travers les faux-semblants de la perception, le merveilleux et la magie.

Il vivait et travaillait à Nanterre.

  • 1956Naissance à Paris, le 20 janvier.
  • 1983Premiers graphzines, sous les noms Der Pim Pam Poum et Duck Sonic.
  • 1985Affichage sauvage 4x3 quartier de l'Opéra avec les Frères Ripoulin. Devient Captain Cavern. Commence à peindre.
  • 1988Animation et habillage pour Canal+ et Antenne 2.
  • 1990sFonde et dirige le journal Vertige.
  • 2005Exposition « Vertige Vision », galerie Arts Factory.
  • 2013Psychic Murder Show, United Dead Artists.
  • 2018« À travers le miroir sans le voir », première exposition personnelle à la galerie Corinne Bonnet.
  • 2026Il meurt à 70 ans.

Les entretiens

Il raconte

Alla Chernetska l'a interviewé. Il parle de ses débuts, des zines, de la peinture, et de deux ou trois choses qu'il n'avait jamais racontées.

Pour aller plus loin

Ailleurs sur lui